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Photo Presse Groupe Téléphone Corine Marienneau
Photo Presse Groupe Téléphone Corine Marienneau
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Rare Photo de Presse
Vedette : Téléphone
Taille environ : 18*24cm
Issue d'une Collection privée
Numéro personnel: 1601250022
Info Internet :
Jeunesse et débuts
Corine et sa sœur jumelle sont nées d'un père ingénieur dans une famille de cinq filles. Dès l'âge de quatre ans, elle prend des leçons de piano et de danse. Elle tente en vain le concours des Petits Rats de l'Opéra. Elle chante à tue-tête le soir dans son lit. Un de ses plaisirs est d'écouter du gospel1. En 1968, après les évènements de mai, elle découvre le rock anglo-saxon des Beatles et des Rolling Stones2. Après avoir obtenu un bac scientifique, elle part en 1972, comme fille au pair durant un an aux États-Unis, à Princeton, dans l'État du New Jersey.
De retour en France, elle enchaîne des petits boulots et se consacre à la danse contemporaine et aux claquettes, dans différentes troupes. En 1973, elle devient locataire d'une maison à Saint-Cloud où elle rencontre, notamment, Jacques Higelin, Valérie Lagrange, mais aussi Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Louis Bertignac. Elle a une relation d'abord amicale, puis amoureuse, et musicale, avec Louis Bertignac qui vient s'installer chez elle à Saint-Cloud et lui apprend la basse. Ils entrent tous deux dans le groupe Shakin' Street. Mais après le concert au festival punk de Mont-de-Marsan en août 1976, l'ambiance ne passe pas au sein du groupe, surtout entre la chanteuse Fabienne Shine et Corine au point que les rixes entre elles deviennent de plus en plus fréquentes. Corine quitte donc le groupe avec son petit ami Louis Bertignac. Le 1er novembre 1976, elle est appelée par Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka à la demande de Louis à venir jouer de la basse pour un concert le 12 novembre 1976 au Centre Américain de Paris. De ce concert se crée le groupe Téléphone3.
Période Téléphone
Article détaillé : Téléphone (groupe).
Malgré l'opposition de Jean-Louis Aubert, qui ne veut pas de « gonzesses » dans l'équipe, Corine Marienneau devient la bassiste du groupe à la fin de l'année 1976. « Je ne m'en rendais pas compte, mais la femme en moi a morflé durant ces années-là. Pour m'intégrer au groupe, j'étais devenue une espèce d'être asexué, androgyne. En tournée, seule au milieu de quarante mecs, je n'avais pas d'autre choix que d'occulter ma féminité et de porter les amplis. Mais le plus insupportable, c'était le rapport aux groupies1. »
Les concerts, les albums et les tournées se succèdent, avec beaucoup de succès, un accueil fort du public, quelques déboires, une vie de groupe épuisante et quelquefois tendue, de la drogue, et de l'alcool aussi, des relations passionnées et des jalousies. Louis Bertignac se détourne un peu d'elle et Jean-Louis Aubert la récupère au sortir d'une tentative de suicide, pour une relation, qui reste en pointillé : « Le rock, c'est le désir, aussi. Le fluide amoureux qui circulait entre Corine, Jean-Louis et Louis dans Téléphone faisait fantasmer. Et, en même temps, c'était transgressif, car une femme met en danger l'équilibre naturel du groupe4. »
Sur l'album en 1982, Dure Limite, la bassiste écrit la chanson Le chat avec l'aide de son compère (et amant) Jean-Louis Aubert. La chanson est enregistrée rapidement avec le groupe et retenue par le producteur Bob Ezrin pour l'album. Ce dernier conseille à Corine de boire une bouteille d'alcool avant de chanter la chanson. Mais les sessions seront difficiles en raison de nombreuses tensions, et dans la presse la bassiste parle des « trois autres comme de gamins pourris par le fric et leurs rêves de stars ». Dure Limite est à sa sortie le plus grand succès du groupe, mais aussi le début de sa fin.
Durant les sessions de l'album Un autre monde, Corine Marienneau écrit une chanson intitulée Les bêtes, chanson simple qui vient d'une amie qui lui disait « Plus j’vois les hommes, plus j’aime les bêtes », associé à un documentaire sur les lions. Finalement, elle reste dans ses cahiers jusqu'à l'album Bertignac et les Visiteurs en 1987.
Après la sortie de l'album Un autre monde, elle commence à travailler hors du groupe. D'abord, au second semestre 1984, elle écrit avec Bertignac et Éric Serra deux titres du film Subway de Luc Besson : It's Only Mystery et Guns and People. La première, chantée par Arthur Simms, fait un carton en France. Puis elle apparaît dans le film Moi vouloir toi de Patrick Dewolf avec Jennifer et Gérard Lanvin en 1985. À l'origine, elle devait s'occuper du casting musical avant de jouer dans le film à la demande de Lanvin qui voit en elle une actrice. Elle produit également avec Louis le titre de la bande originale, Je les regarde encore des Blessed Virgins.
Entretemps, le groupe retourne en studio pour écrire, composer et enregistrer un nouvel album — un double cette fois-ci — produit par Steve Levine. Mais l'ambiance durant ces sessions au Château de Miraval près de Brignoles dans le Var est très tendue et elles n'avancent pas comme prévu. Pour faire patienter les fans, le groupe publie le single Le jour s'est levé. Cette chanson est une source de tension supplémentaire au sein du groupe car cette chanson, écrite par Jean-Louis Aubert, est considérée plus comme un single de ce dernier que de Téléphone selon Corine Marienneau, ce qui ne l'empêche pas d'être classée quatrième du top 50 en février 1986.
Daniel Balavoine remet à Téléphone la première Victoire de la musique de l'histoire dans la catégorie album rock de l'année en 1985 pour l'album Un autre monde, ce qui fait de Corine Marienneau la première femme en France à recevoir une Victoire de la musique rock.
Après la promotion du single, la bassiste propose au groupe une année sabbatique en mars 1986. Cependant, quelques jours plus tard, sous la pression de leur manager François Ravard et de leur maison de disque Virgin, elle remet les garçons au travail. Il faut dire que Téléphone compose un double album et qu'une tournée avec sept soirs à Bercy est prévue. Malheureusement, après deux répétitions, la situation dégénère totalement et Jean-Louis Aubert quitte le groupe pour se lancer dans une carrière solo.
La fin de Téléphone est officialisée le 21 avril 1986

