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Statue Antiquité Bronze L'Esclave Mourant D'après Michel Ange
Statue Antiquité Bronze L'Esclave Mourant D'après Michel Ange
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Statue d'environ 13 cm
poids: 0.4kg
Bon état
code perso : 0202250012
SKU : Armoire Métallique C Tiroir 4 Cart MYST001 (V)
Reproduction en Bronze
info internet :
Michel-Ange [mikɛlɑ̃ʒ]α, mononyme de Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoniβ [mikeˈland͡ʒelo di lodoˈviːko ˌbwɔnarˈrɔːti siˈmoːni]γ (simplement Michelangelo Buonarroti, en italien), né le 6 mars 1475 à Caprese (république de Florence) et mort le 18 février 1564 à Rome (États pontificaux), est un sculpteur, peintre, architecte, poète et urbaniste florentin de la Haute Renaissance.
Né dans la république de Florence, son œuvre s'inspire des modèles de l'Antiquité classique et influence durablement l'art occidental. Les capacités créatives et la maîtrise de Michel-Ange dans différents domaines artistiques le définissent comme un archétype de l'homme de la Renaissance, aux côtés de son rival et contemporain, Léonard de Vinci1. Compte tenu du volume considérable de correspondance, de croquis et d'ouvrages qui subsistent, Michel-Ange est l'un des artistes les mieux documentés du XVIe siècle. Preuves de l'admiration que lui vouent les intellectuels et d'autres artistes de son temps, plusieurs biographies sont publiées de son vivant ; la première est incluse dans Le Vite, recueil des biographies des artistes de la Renaissance de Giorgio Vasari (1550), la seconde émane de son élève, Ascanio Condivi en 1553. Une courte biographie par Paolo Giovio, Michaelis Angeli Vita paraît en 1527. Il a été salué par les biographes contemporains comme l'artiste le plus accompli de son époque2,3.
Protagoniste de la Renaissance italienne, déjà de son vivant, il est reconnu par ses contemporains comme l’un des plus grands artistes de tous les temps4. Son œuvre a une influence considérable sur ceux-ci, si bien que sa « manière » de peindre et de sculpter est abondamment reprise par les représentants de ce qu'on appellera le maniérisme qui prospère dans la Renaissance tardive.
Certaines de ses œuvres sont considérées comme des chefs-d’œuvre de la Renaissance : David (1504), lequel a longtemps orné la façade du Palazzo Vecchio de Florence avant d'être transféré dans l'Académie des beaux-arts de la ville ; la Pietà (1499), exposée dans une chapelle latérale de la basilique Saint-Pierre de Rome ; Moïse (1515) du tombeau de Jules II dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens de Rome ; le plafond de la chapelle Sixtine, peint entre 1508 et 1512 ; Le Jugement dernier, exécuté entre 1536 et 1541 sur le mur de l’autel de cette chapelle.
En tant qu'architecte, il conçoit le dôme de la basilique Saint-Pierre de Rome en 1508.
Biographie
Prénom
Michel-Ange s'appelle en fait Michelagnolo Buonarroti comme écrit dans la biographie de 1553, La vie de Michelagnolo Buonarroti, par Ascanio Condivi, son disciple et collaborateur. Vasari lui-même l'appelle Michelagnolo ; le nom est demeuré jusqu'au milieu du XIXe siècle5.
Le changement en « Michelangiolo » d'abord et l'italianisation ultérieure en « Michelangelo », ont lieu entre les années 1800 et 1900.
Bien que la version moderne se soit imposée parmi les nouvelles générations, à Florence la variante du XIXe siècle de « Michelangiolo » persiste dans le discours des anciens et dans la dénomination des lieux symboliques de la ville (Viale Michelangiolo, Piazzale Michelangiolo, Liceo Classico Michelangiolo, etc.).
Jeunesse
Naissance et origines
Maison natale de Michelangelo à Caprese (Toscane).
Michel-Ange nait le 6 mars 1475 au château de Caprese6 à Caprese (Toscane), dans la Valtiberina, près d'Arezzo, dans la république de Florence. Il est baptisé le 8 mars 1475 dans l'église San Giovanni de Caprese. Il est le deuxième fils de Lodovico di Lionardo Simoni et de Francesca di Neri di Miniato des Sera7. Michel-Ange a quatre frères : Lionardo (1473-1510), Buonarroto (1477-1528), Giovansimone (1479-1548) et Sigismondo (1481-1555)8. La famille est florentine : le père est alors dans la ville pour occuper le poste politique de magistrat et podestat de Caprese et Chiusi9.
Les Buonarrotis de Florence appartiennent au patriciat florentin. Jusque-là, personne dans la famille n'a entrepris une carrière artistique ou dans l'art « mécanique » (c'est-à-dire un métier qui demande un effort physique) peu adapté à son statut, occupant plutôt des postes dans des fonctions publiques : deux siècles plus tôt, un ancêtre, Simone di Buonarrota, siège au Conseil des Cent Sages et occupe les fonctions publiques les plus importantes. Depuis plusieurs générations, les Buonarroti de petits banquiers à Florence, mais la banque a fait faillite lorsque Michel-Ange nait1. Ils possèdent un blason et patronnent une chapelle dans la basilique Santa Croce de Florence9. Les Buonarroti prétendaient descendre de la comtesse Matilde di Canossa, une affirmation qui reste à prouver, mais à laquelle Michel-Ange croyait10.
Cependant, au moment de la naissance de Michel-Ange, la famille connait des difficultés économiques9 : le père est tellement démuni qu'il est même sur le point de perdre ses privilèges de citoyen florentin. Il accepte le podestat de Caprese, une position politique dans l'une des possessions florentines les moins importantes, pour tenter d'assurer une survie décente à sa famille11 en arrondissant les maigres revenus de quelques fermes autour de Florence. Cette situation influence fortement les choix familiaux, ainsi que le sort du jeune Michel-Ange et sa personnalité : le souci de son bien-être économique et de celui de sa famille seront une constante tout au long de sa vie9.
Enfance (1475-1487)
Dès fin mars 1475, une fois le mandat de six mois de Ludovico Buonarroti terminé, la famille revient dans sa maison de Settignano près de Florence, où le nouveau-né est confié à une nourrice locale8. Settignano est une ville de tailleurs de pierre où la pietra serena utilisée depuis des siècles à Florence dans des constructions prestigieuses est extraite. Son père y possède une carrière de marbre et une petite ferme12. La nourrice de Michel-Ange est la fille et la femme de tailleurs de pierre. l'enfant apprend à dégager des blocs de pierre de la carrière voisine, expérience qu'il jugera à l'origine de son art13 : devenu un artiste célèbre, Michel-Ange, expliquant pourquoi il préférait la sculpture aux autres arts, se souvient précisément de cette période, se disant venir d'un pays de « sculpteurs et tailleurs de pierre », où il avait bu « le lait mélangé à de la poussière de marbre » de sa nourrice14. Il ne retournera chez son père qu'à l'âge de dix ans.
En 1481, l'épouse de Lodovico meurt, le laissant seul avec ses cinq enfants7 ; son père se remariera en 1485 avec Lucrezia Ubaldini (décédée en 1497). Allant contre les vœux de son père et de ses oncles, réfractaires à l'art, Michel-Ange, après avoir étudié auprès du grammairien Francesco da Urbino, choisit, poussé par son ami Francesco Granacci qui l'encourage dans le dessin, d’être apprenti auprès de Domenico Ghirlandaio pour trois ans à partir du 1er avril 148815,16. Une carrière ecclésiastique ou militaire est généralement réservée aux fils cadets des familles patriciennes, mais Michel-Ange, selon la tradition, manifeste dès son plus jeune âge un fort penchant artistique qui est entravé par son père, mais qui ne prévaut cependant pas face à la résistance héroïque de son fils, comme rappelé dont la biographie d'Ascanio Condivi rédigée avec la collaboration de l'artiste lui-même17 : il n'a montré aucun intérêt pour ses études, préférant copier des peintures d'églises et rechercher la compagnie d'autres peintres18.
Formation auprès de Ghirlandaio (1487-1488)
Saint Pierre de Masaccio, v.1488-1490, plume et sanguine sur papier, Staatliche Graphische Sammlung, Munich.
En 1487, Michel-Ange rejoint l'atelier de Domenico Ghirlandaio, l'un des artistes florentins les plus populaires de l'époque17. Pendant l'enfance de Michel-Ange, une équipe de peintres avait été appelée de Florence au Vatican pour décorer les murs de la Chapelle Sixtine. Domenico Ghirlandaio, un maître de la peinture à fresque, de la perspective, du dessin de figures et du portrait, qui possédait le plus grand atelier de Florence, en faisait partie19.
La ville de Florence est à cette époque le plus grand centre d'art et d'apprentissage d'Italie20. L'art était parrainé par la Signoria (le conseil municipal), les guildes de marchands et de riches mécènes tels que les Médicis et leurs associés19. La Renaissance, renouveau de l'érudition classique et des arts, est apparue à Florence20. Au début du XVe siècle, l'architecte Filippo Brunelleschi, après avoir étudié les vestiges d'édifices classiques à Rome, a construit deux églises, la basilique San Lorenzo de Florence et la basilique Santo Spirito, qui incarnent les préceptes classiques21. Le sculpteur Lorenzo Ghiberti a travaillé pendant cinquante ans pour créer les portes de bronze nord et est du baptistère Saint-Jean de Florence, que Michel-Ange décrira comme « Les portes du paradis »22. Les niches extérieures de l'église d'Orsanmichele abritent des œuvres des sculpteurs les plus appréciés de Florence : Donatello, Ghiberti, Andrea del Verrocchio et Nanni di Banco19. Les intérieurs des églises les plus anciennes sont couverts de fresques (principalement de style médiéval tardif, mais aussi de style début de la Renaissance), commencées par Giotto et poursuivies par Masaccio dans la chapelle Brancacci, dont Michel-Ange étudie et copie les dessins23.
Ascanio Condivi, dans la Vie de Michelagnolo Buonarroti24, en insistant sur la résistance de son père, semble vouloir souligner le caractère originaire et autodidacte de l'artiste : le début de Michel-Ange dans une carrière considérée comme « artisanale » est pour l'époque le signe de la relégation sociale de la famille. C'est pourquoi, une fois devenu célèbre, il a essayé de cacher les débuts de son activité dans l'atelier, en en parlant non pas comme d'un apprentissage professionnel normal, mais comme s'il s'agissait d'un appel imparable de l'esprit, d'une vocation, contre laquelle son père aurait tenté en vain de résister25.
Il semble aujourd'hui presque certain que Michel-Ange a été envoyé à l'atelier par son père en raison de la pauvreté familiale26 : la famille a besoin de l'argent que le garçon reçoit comme apprenti, il ne peut donc pas recevoir une éducation classique. L'information est fournie par Vasari, qui déjà dans la première édition des Vite (1550)27, décrit comment Ludovic lui-même a emmené son fils de douze ans à l'atelier de Ghirlandaio, une de ses connaissances, lui montrant des feuilles dessinées par le garçon, afin qu'il décide de le garder avec lui, soulageant les dépenses de la famille, et convenant avec le maître d'un « salaire juste et honnête, ce qui était la coutume à cette époque ». L'historien d'Arezzo en rappelle lui-même la base documentaire dans les mémoires de Ludovico et dans les reçus d'atelier conservés à l'époque par Ridolfo del Ghirlandaio, fils du célèbre peintre. Dans un « mémoire » de son père, daté du 1er avril 1488, Vasari lit les termes de l'accord avec les frères Ghirlandaio, prévoyant que son fils reste dans l'atelier pendant trois ans, moyennant une redevance de vingt-cinq florins d'or. De plus, Michel-Ange, douze ans, est également inscrit dans la liste des créanciers de l'atelier à partir de juin 148728.
À cette époque, l'atelier de Ghirlandaio réalise le cycle de fresques de la chapelle Tornabuoni dans la basilique Santa Maria Novella, où Michel-Ange peut certainement s'initier à cette technique picturale29. Le jeune âge du garçon, qui a quinze ans à la fin des fresques, l'aurait relégué à des emplois d'apprenti (préparation des couleurs, remplissage de partitions simples et décoratives), mais on sait aussi qu'il est le meilleur des élèves et on ne peut exclure qu'il se soit vu confier des tâches plus importantes. Certains historiens ont émis l'hypothèse de son intervention directe dans certains nus du Baptême du Christ et de la Présentation au Temple ou dans le sculptural Saint Jean dans le désert, mais le manque de termes de comparaison et de preuves objectives en a toujours empêché la confirmation30.
Il est certain que le jeune homme manifeste un vif intérêt pour les maîtres à l'origine de l'école florentine, surtout Giotto et Masaccio, copiant directement leurs fresques dans les chapelles de la basilique Santa Croce de Florence et dans la chapelle Brancacci de l'église Santa Maria del Carmine (Florence)29. Le massif San Pietro da Masaccio, une copie du Paiement du tribut en est un exemple. Condivi mentionne également une copie d'une estampe allemande d'un Saint Antoine tourmenté par des démons : l'œuvre a récemment été reconnue dans Le Tourment de saint Antoine, copie de Martin Schongauer8, achetée par le Musée d'Art Kimbell à Fort Worth, Texas31. Il étudie aussi les fresques de la basilique Santo Spirito




